Contre les arrêts cardiaques inopinés, le Parlement crée le statut de « citoyen sauveteur »

La France se situe loin derrière les pays anglo-saxons et scandinaves quant au taux de survie des victimes d’un arrêt cardiaque. Afin de remédier à ce constat, une proposition de loi visant à lutter contre la mort subite et à sensibiliser la population aux gestes qui sauvent a été adoptée par le Parlement définitivement, jeudi 25 juin, par un ultime vote à l’unanimité du Sénat, avec la création notamment du statut de « citoyen sauveteur ».

Chaque année, l’arrêt cardiaque inopiné, ou mort subite de l’adulte, est responsable de 40 000 à 50 000 décès et représente une cause de mortalité dix fois plus importante que les accidents de la route, selon des données de l’Académie nationale de médecine. Un tiers des victimes ont moins de 55 ans. Dans 60 % à 70 % des cas, un témoin est sur place, mais seulement 40 % à 50 % d’entre eux commencent un massage cardiaque et moins de 1 % font usage d’un défibrillateur cardiaque.

Les pays anglo-saxons et scandinaves présentent un taux de survie de 20 % à 40 % des victimes d’un arrêt cardiaque inopiné contre seulement 3 % à 4 % en France, en raison d’un manque crucial de connaissance des comportements qui sauvent. [En savoir plus]

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