
Quel a été votre parcours ?
François Diévart : Vivant dans le présent et le futur, je ne regarde pas le passé, du moins pas le mien, mais cette question offre l’occasion d’un tel regard, aussi bref que possible car ce qui est important est ce que l’on construit plus que là d’où on vient.
Donc, études médicales à Bobigny où un ami de colle d’internat me fait comprendre ma vocation de cardiologue comme une évidence. Internat à Lille (ma ville de naissance), clinicat à Paris XIII (Avicenne), gardes à Henri Mondor (Créteil) et hémodynamique à Bichat (Paris), installation en libéral à Dunkerque comme cardiologue généraliste et interventionnel. Au terme de ce parcours, j’ai compris que je suis viscéralement cardiologue et adepte de la méthodologie afin de comprendre la décision diagnostique et thérapeutique.
Quelle a été l’évolution de votre façon de faire et penser la cardiologie ?
FD : La pratique et la réflexion m’ont conduit à penser que notre métier doit associer trois grandes compétences devant se perfectionner en permanence par la formation : les connaissances scientifiques, l’empathie et l’organisation. La formation à la science peut être simplifiée en l’envisageant sous deux prismes : la compréhension de l’apport des méthodes utilisables pour répondre à une question et, face à chaque publication savoir se demander « Quelle est la question posée ? ».
Et quoi de mieux que de lire et écrire des synthèses pour se former en permanence ? Comme ce n’est pas toujours inné et que cela doit s’améliorer, il faut une formation permanente à la communication, ce qui renforce nos capacités d’empathie en prenant en compte le point de vue de l’autre afin de respecter des avis différents du sien. Ce qui veut dire que ces capacités ne doivent pas être « des trucs et ficelles ».
Enfin, il est essentiel d’être organisé autant que faire se peut afin surtout de ne pas faire deux fois la même chose comme par exemple, saisir à l’écrit les éléments d’un dossier, puis les dicter, puis les relire : tout doit être fait d’emblée et l’approche empathique doit faire en sorte que le patient ne s’en rende pas compte.
Ainsi, la conjugaison de tout cela permet de discuter de tout et de rien avec le patient, de savoir prendre la décision adaptée et de faire un geste technique en un minimum de temps au point que le patient à qui l’on a fait une coronarographie n’a pas vu le temps passer.
Quels sont vos projets cardiologiques ?
FD : Il y en a plusieurs mais quatre principaux :
De quoi encore occuper le présent et le futur.
(1) Association de formation continue des medecins specialistes du coeur et des vaisseaux de la region nord pas de calais picardie