PHILIPPE DURAND, PRÉSIDENT DE L’ACCA

Bonjour Philippe Durand, depuis Juin dernier vous avez succédé à Marc Essayagh à la présidence de l’ACCA (Amicale des cardiologues de la Côte d’Azur) après une année très impliquée d’étroite collaboration.

 

Pouvez-vous nous décrire votre parcours professionnel ?

Après mes études à Montpellier, j’ai été interne au CHU de Nice de 1980 à 1986 avec un stage de recherche en échocardiographie à l’Institut de Cardiologie de Montréal de 1981 à 1983 et un inter CHU (rythmologie) à Montpellier en 1986. J’ai ensuite intégré l’équipe de cardiologie médico-chirurgicale de l’Institut Arnault Tzanck à Saint-Laurent-du-Var (06) comme médecin hémodynamicien également spécialisé en électrophysiologie et stimulation cardiaque.

Nous avons participé à l’expansion du cathétérisme interventionnel et à l’avènement de la prise en charge des cardiopathies structurelles ainsi qu’à l’essor de la stimulation et la défibrillation cardiaque.

Depuis quand participez-vous à la vie associative ?

Bien que médecin salarié, j’ai intégré l’Amicale des cardiologues de la Côte d’Azur à la fin des années 1990, d’abord pour participer au programme scientifique de l’association dont je suis ensuite devenu le secrétaire puis le trésorier avant d’être élu président en 2019.

L’ACCA est une Association fondatrice du Collège. Comment se porte-t-elle actuellement ?

L’Amicale des Cardiologues de la Côte d’Azur fondée en 1986 par les Drs Jean-Maurice Dahan et Serge Assouline a connu un développement très important. Un programme ambitieux de soutien aux internes de cardiologie et à nos jeunes collaborateurs avait été débuté par le Dr Marc Essayagh afin de prendre en charge les DIU, aider tous les médecins cardiologues à participer aux différents congrès nationaux et nous le continuerons autant que possible.

Depuis l’hiver 2020 et la pandémie Covid, nous avons connu de réelles difficultés pour organiser nos soirées de FMC en présentiel et avons dû recourir largement à des visioconférences avec une participation régulière de 60 à 80 cardiologues par soirée. Une autre difficulté est apparue ces dernières années avec un net recul de la prise en charge de l’industrie pharmaceutique pour soutenir nos soirées.

Le dynamisme de l’ACCA est bien connu. Parvenez-vous à poursuivre les activités en particulier de formation et à maintenir un calendrier d’actions trèsdense ?

Effectivement, malgré toutes les difficultés énoncées précédemment, nous nous attachons à organiser 6 à 7 soirées de FMC, de septembre à avril, sans aucun sponsor, et une fois par an une Journée d’Actualités Thérapeutiques soutenue par les partenaires de l’industrie. Nous nous attachons à inviter les meilleurs experts du moment sur des thèmes choisis par nos filiales Cardiosud, Echosud et Rythmosud en y favorisant la présence des internes, conjointement à nos confrères retraités qui nous restent fidèles et participent activement à la vie de notre association.

Vous êtes cardiologue interventionnel. Comment s’articule votre collaboration avec les cardiologues libéraux ?

Ma pratique personnelle est effectivement différente de celle des cardiologues libéraux, mais je connais l’ACCA et ses adhérents depuis plus de 30 ans et reste en contact quotidien avec tous les acteurs régionaux en cardiologie ; nous organisons des soirées sur des thématiques d’intérêt général pour l’ensemble des cardiologues, même si nous abordons des questions d’actualités parfois très techniques. De plus, notre association a l’avantage de fédérer non seulement les cardiologues libéraux, mais aussi les cardiologues privés, salariés et hospitaliers de différents centres de soins privés et publics du département des Alpes-Maritimes et de l’Est du Var, ce qui permet des rencontres conviviales et des partages d’expériences dont nous ne pourrions pas profiter sans l’Amicale des Cardiologues de la Côte d’Azur.

L’ACCA est une des rares associations à organiser des FAF et des DPC. Comptez-vous poursuivre ces formations ?

La réponse est affirmative. Compte tenu du contrôle actuel de nos liens avec les laboratoires pharmaceutiques, nous sommes contraints de trouver des financements auprès des DPC et du FAF-PM ; malheureusement, il s’avère de plus en plus difficile d’obtenir des budgets de nos autorités de tutelle pour financer nos FMC alors même que le FAF PM reste financé par les cotisations individuelles annuelles des cardiologues libéraux ; de surcroît, des incertitudes lourdes pèsent sur l’avenir du FAF-PM avec une complexité administrative croissante très difficile à gérer pour notre association reposant sur des médecins bénévoles ; jusqu’ici, nous devons féliciter et remercier le Dr Serge Assouline qui travaille activement à l’élaboration des dossiers DPC et FAF de l’association.

L’ACCA est en nombre une des plus fortes associations du Collège. Comment souhaitez-vous participer à la vie du Collège ?

L’Amicale des Cardiologues de la Côte d’Azur, forte de ses 120 adhérents, reste parmi les plus importantes associations de cardiologues libéraux de France, avec 4 représentants à la dernière AG annuelle du CNCF en octobre à Marseille et un ancien président national du Collège en la personne de Jacques Gauthier. Historiquement, nous continuerons à participer activement aux activités du CNCF ; la destruction du palais des congrès de Nice programmée en 2022 nous interdit l’organisation d’un congrès national à court terme et nous devons attendre la construction d’un nouveau site pour être à nouveau candidat auprès du Collège. De toutes façons, notre expérience individuelle et collective reste, bien sûr, à la disposition du Collège National des Cardiologues Français.

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