Un vaccin contre le SARS-CoV-2 ne serait pas forcément la panacée

(Medscape – Michael van der Heuvel) Selon les Prs Malik Peiris et Gabriel Leung (Université de Hong Kong), « une première génération de vaccins devrait être approuvée d’ici fin 2020 ou début 2021 ». Toutefois, et à l’inverse de nombreux espoirs soulevés, les deux chercheurs rappellent dans le Lancet que pour eux, ces vaccins ne constitueraient pas forcément une solution miracle permettant de revenir à la situation que nous connaissions avant le début de la pandémie. Nombre de questions restent ouvertes qu’elles soient d’ordre l’immunologique ou relatives à la distribution de ces potentiels vaccins. Trois points notamment doivent être pris en considération :

Un vaccin pourrait-il arrêter la transmission du SARS-CoV-2 ?

En supposant un taux de reproduction s’élevant à 4, les auteurs estiment que 25 à 50 % de la population devrait être immunisée contre ce coronavirus pour espérer contenir sa propagation. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que les vaccins réduisent d’au moins 50% le risque de contracter la maladie. « Même si les futurs vaccins offraient un certain niveau de protection contre la maladie, il n’est pas sûr qu’ils réduiraient sa transmission dans la même proportion », estiment Malik Peiris et Gabriel Leung.

Les essais de vaccination réalisés sur des primates ont montré une atténuation des symptômes et de la charge virale dans leurs voies respiratoires inférieures. Le virus persistait cependant dans les voies respiratoires supérieures et continuait à se propager. Il reste à voir si, comme on l’espère, une activité immunitaire stérilisante [un phénomène grâce auquel un pathogène est éliminé du corps avant d’être capable d’infecter des cellules, NDLR] s’observera dans les voies respiratoires supérieures de l’être humain. [En savoir plus]